Le fil
Tout a commencé comme ça commence souvent : un marché, un feu, des amis qui ne partent pas. La cuisine n’était pas un métier affiché. C’était la manière de tenir une soirée, de faire durer un dimanche, de dire « restez » sans le dire.
Patrick Stumm cuisine chez les gens. Pas derrière une passe, pas au fond d’une salle : dans la cuisine de la maison, au plus près de ceux qui vont manger.

Tout a commencé comme ça commence souvent : un marché, un feu, des amis qui ne partent pas. La cuisine n’était pas un métier affiché. C’était la manière de tenir une soirée, de faire durer un dimanche, de dire « restez » sans le dire.
Lisbonne d’abord — Ericeira, Sintra, Cascais, les maisons face à l’Atlantique. Puis la France : Paris, la Provence, Lyon, Bordeaux, la Côte d’Azur. Les mêmes gestes, d’autres marchés. Le produit change, l’intention non.
On ne vient pas chercher un spectacle. On vient chercher le moment où tout le monde reste un peu plus longtemps. Un dîner d’anniversaire à seize. Une retraite à douze. Une villa où les petits-déjeuners comptent autant que le samedi soir.
Patrick compose des menus pour l’occasion, cuisine et dresse sur place, et s’en va quand la conversation a repris. Ce n’est pas un CV. C’est une façon d’être dans une maison.